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Samedi 15 décembre 2007

Une fois n'est pas coutume, je suis fiiiiièèèèère de mon boulot!!! En vrai y'a pas de quoi fouetter un chat, surtout quand on est véto, fouetter un chat, c'est très mal vu et après ça jase et on a des plaintes sur le dos etc etc...
Bref, disons plutôt qu'il n'y pas de quoi en faire un fromage, quoique ça aussi, dans le milieu véto, avec les contrôles sanitaires, les quotas de lait et les prises de sang à la queue pour la prophyllo...
Revenons à nos moutons (nonmého, c'est pas bientôt fini ces expressions animalières qui ruinent mon texte!...) , à notre cas, donc. 
Présentation type académique: 
Vanouchka est une femelle Bulldog anglais de 3 ans présentée à la consultation spécialisée de reproduction (c'est moi! c'est la mienne de consult spé!!) pour suivi de chaleurs. 
Elle a déjà été suivie puis inséminée 2 fois par un centre de référence en la matière, mais déontologie oblige, je tairai tout de son identité..., ces 2 tentatives s'étant avérées infructueuses vu qu'y avait pas de chiots 2 mois plus tard, une 3ème et dernière tentative était envisagée. 
Donc voilà. 
Pas rassurée tellement, la Molette au début. Forcément, ça sent la catastrophe à plein nez, cette histoire. La chienne est relativement obèse, en plus, ça promet. 
Bon, on y va. 
Suivi de chaleurs, tout se passe bien, elle ovule, la chienne didonc. 
On fait les inséminations: ça va bien aussi, le mâle se laisse prélever et la chienne se laisse inséminer, à grands renforts de contractures des avant-bras, dues aux 10 minutes passées à lever le boudin inséminé en position astucieusemant appelée position de la brouette. Si c'est pas mignon...
Et là, tournant du suivi, coup de stress, appréhension fatale, sueurs froides et travail mental pour se préparer au pire, vient le jour de l'écho de gestation. 
La chienne arrive. 
Elle est énorme. encore plus que la dernière fois, je veux dire. 
La proprio me dit qu'elle vomit beaucoup. 
Ouh... frisson délicieux le long de la colonne, espoir naissant. 
Allez, vite sur la table d'écho., 
Miracle, ça grouille là-dedans!!!
Là, déjà , comment ça fait plaisir. 
Ensuite, radio abdo pour compter les chiots. 
Ouh là là, ça frise l'orgasme: y'en a 7 ou 8, on voit pas bien (elle est évidemment de plus en plus grosse, le ventre tombe à 5 cm du sol!!!)
Dernier coup de collier: on prévoit la césarienne. 
Prise de sang: progestérone effondrée, allez on y va. 
J'ai mal aux mâchoires tellement je suis tendue avant la chir. 
On attaque, on sort les chiots avec un de mes associés, 2 assistantes les réaniment au fur et à mesure. 
Bon l'utérus déchire un peu à un moment, mais rien de grave. 
Résultat: 8 chiots. Y'en a un qui a vraiment l'air monté à l'envers, alors çui là on le réanime au Doléthal ND, ça fonctionne bien comme on voulait. Les 7 autres chiots, on les réanime vraiment bien comifo, et 10 min plus tard, on a 7 bébés bien roses qui crient leur mère pour bouffer, laquelle mère est complétement hors d'usage momentanément, veuillez réessayer plus tard SVP.
Des sutures par-ci par-là, extubation et réveil, la maman va bien aussi.
2h plus tard, allez hop dégage, tout le monde au bercail.
Comment je suis trop contente!!!
Rarement. Mais pleinement. Pour peu, je me décernerais une médaille.

Bon le lendemain, j'ai fait une trachéoscopie sur un chat parce que je croyais à une fausse déglutition, et bon, c'était un bête rhume.
Moins fière, beaucoup moins.

Ca remet vite à sa place , ce genre de boulot, quand même.

Par Molette
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Mardi 4 décembre 2007

Bon, alors, ok, j'avoue j'ai été très très feignasse, ces temps ci.
Je dis très pudiquement "ces temps-ci", pour faire genre j'écris bien et j'utilise des jolis tournures de phares patati patata, mais en fait, juste je ne sais même plus de quand date mon dernier post. 

Bref, limite marmotte, la molette. 
Et c'est vrai, il faut avouer que j'ai été débile et inconsciente. Enfin, si c'était à refaire, je referai. Plutôt deux fois qu'une. 
Nan c'est vrai, c'était débile d'acheter une jument à peine débourrée alors qu'on a deux enfants en bas âge, un boulot et un Pépère qu'a peur des chevaux. 
du coup, dès que je bosse pas et que les enfants font la sieste, au lieu de dormir en mêm temps qu'eux, comme elle avait dit, Laurence (Pernoud, who else?), eh ben, je me carapate loin de mon lit douillet et de mon canapé moelleux et je m'enfonce dans la gadoue du pré pour aller faire travailler la jument. Ben ouais, parce que là si j'arrête maintenant, eh ben, ça sera vachement moins efficace comme dressage. 

Alors, là elle était au pré. Du coup, des fois y pleuvait et j'étais bien forcé de rester chez moi. De toutte façon, quand y pleut, j'ai pas de baby sitter moi. quand y pleut, elle vient pas parce que elle vient en mob' et quand y pleut, elle est trop mouillée...
En plus, quand une jument est dans un pré et qu'y pleut, on paut pas faire grand chose. donc jusque là, jour de pluie = sieste réparatrice de toutes les coups que cette chienne de vie me met dans ma petite gueule d'ange. sisi. 
Et là, devine, ce que j'ai encore eu comme idée du siècle!! Je comprends pas qu'on ne m'ait encore jamais donné un Nobel, à moi, avec toutes ces bonnes idées que j'ai sans arrêt, au moins une nomination, quoi, allez. 
Bon, allez autre bonne, idée, donc: je mets la jument en pension en club, comme ça, même quand y pleut, faut y aller obligé sinon la jument elle pète un plomb si elle reste enfermée toute la journée...
Et la baby sitter , tu vas me dire, parce que je te connais, t'as l'air de rien, mais en fait tu suis vachement bien mes palabres hétéroclites, et dès que ça pêche dans la voilure, tu mets le doigt dessus et tu dis "ah ouais, et comment tu vas y aller , voir ta carne, si t'as pas de baby sitter pasqu'y pleut?"
badidon, chapeau, comment t'as tout bien suivi!!! La classe. 
 Et là, encore plus la classe que toi, t'as qu'à voir si je suis pas trop forte en bonnes idées, moi!!! La baby sitter, si y pleut et que je suis obligée d'aller voir Perle (tu te souviens? ma jument) parce que sinon elle pète une durite rapport au confinement du box (Perle, pas la baby sitter....), eh ben je vais la cherhcer et je la ramène, tiens!! 40 min aller , 40 min retour !!!! C'est pas beau cette organisation bien huilée, légère comme une plume!!!

Je suis sur les rotules, mon ami...
Alors forcément, au milieu de tout ça, j'ai perdu le chemin du clavier. 
Désolée.
Je vais faire des efforts, parce que en plus, j'ai tout plein des trucs à dire en ce moment. 
Junior parle presque, Fifille lit et écrit presque, Pépère fait la fête avec Zebda, la chienne infertile que j'ai inséminé a rempli, c'est bientôt Noël, Perle travaille super bien à l'école,elle aussi, bref, tout plein, tout plein!!!

Par Molette
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Samedi 29 septembre 2007


Fifille a 4 ans.
Bel âge, enfance insouciante, tout ça tout ça. 

Oui, mais 4 ans, c'est aussi le temps des questions existentielles, on dirait. 
Je découvre, moi, je sais pas bien comment ça se passe. La période 0-4 ans, ayé on a vu, on sait. 
En revanche, tout ce qui vient après, ben on découvre au fur et à mesure, sans toujours avoir bien révisé Laurence Pernoud pour pouvoir anticiper. 

Bref, les questions d'enfants quoi. 
Au début, c'était marrant, du genre, pourquoi le ciel il est bleu, et où ils vont les bouts de viande quand on les a mangés et d'où il vient mon pipi et pourquoi vous êtes mariés etc...

Et pis depuis la rentrée ça c'est vachement compliqué. 
L'autre jour, à table, venant de nulle part, je l'ai pas anticipé du tout ce coup-là, et je suis sûre que même Laurence (Pépère il a eu une lettre d'elle une fois parce qu'il en parlait dans un de ses albums... La Classe!!!) elle l'aurait pas vu venir non plus. Bref, à table, Fifille soudain tourne vers moi son petit visage enfantin, innocent et vulnérable, et me demande, sourcils froncés et en pleine réflexion: 
" Maman, c'est quoi, la Loi?"
Ben vla otchose....

Mais bon, ma première surprise passée, ça va la Loi c'est facile à expliquer, ça prend pas trois heures, j'ai pu manger chaud quand même. 

Un matin, je coiffe Fifille qui se tortille comme à son exécrable habitude, déjà le matin, c'est pas facile, mais coiffer les anguilles, moi ça me saoule vite. 
Elle se tortille donc tant et si bien que ça y est je sens les nerfs qui se tendent. En plus, j'étais partie en césarienne pendant la nuit, alors t'as qu'à imaginer si tu m'enlèves 2h de sommeil comme j'ai pas le matin qui chante. 
Pour éviter le drame naissant du coup de gueule bien senti, je la préviens: "Dis voir arrête ça tout de suite, je suis très fatiguée ce matin, je n'ai pas patience alors tiens toi tranquille. "
Même Super Nanny serait fière de cet avertissement bien senti. 

"Abon, pourquoi t'es fatiguée?"
"Je suis repartie au boulot cette nuit, j'ai pas beaucoup dormi"
"Et pourquoi t'es repartie au boulot?"
"Ben, y'avait une petite chienne qui n'arrivait pas à faire ses bébés toute seule , alors j'ai été l'aider."
Et là, ma fille, très pro: "et tu lui a ouvert le ventre?"
"euh.. (dire la vérité? enjoliver? eviter la question? trop tard, les mots sont déjà sortis..) oui, c'est ça"
Et là loin au fond de ma tête, une petite sonette d'alarme...
Froncement de sourcils. L'index vient tapoter sa joue. 
"Et toi, quand Junior et moi on est nés, on t'a ouvert le ventre??"
Et voilà, ayé on a dérivé c'était sûr. 
"Meuh non, voyons, vous êtes sortis tous seuls, il n'y a pas eu de problèmes"
Ouhlà, la sonette d'alarme s'emballe...
"Et par où ils sortent,les bébés, par les fesses?"
Alors, là rectification anatomique sur un ton léger et faussement enjoué, avec une énorme cloche maintenant qui résonne: " mais non, ma puce, ils sortent par le zizi"

30 secondes de silence, je le vois arriver gros comme une maison, ce qui s'annonce, mais alors, gros gros et y'a rien à faire, c'est obligé que ça me tombe dessus. Je cherche des yeux Pépère qui a raté le début de la conversation, mais il n'est toujours pas dans la pièce. Je suis seule, je vais devoir assumer et pas me planter. Dans ma tête , je rassemble à la hâte toutes les bribes de conseils glannés çà et là dans les émissions où interveint Edwige Antier, celle qui a collé Dolto et Pernoud dans le même placard, et j'attend que son idée finisse son petit bonhomme de chemin. 

Ah ça y est, et ça ne manque pas: 
"Et Maman, comment il vient dans le ventre, le bébé?"
La réponse est du coup à peu près préparée:
"Et toi, qu'est ce que tu crois?" (un conseil d'Edwige, ça: faire l'état des lieux avant de répondre...)
Bon, elle en sait rien de rien, ça me laisse une grande marge pour répondre, et du coup je reste très évasive, et ça a l'air de lui suffire, jusqu'à la prochaine fois...

Et voilà, encore une nouvelle étape franchie, et ô combien sacro-sainte: la rituelle question de comment on fait les bébés...

La prochaine, fois je vous raconte comment on est passées au cours d'un repas de        " c'est quoi, cette viande?" à "C'est comment la Mort?"

Tout un programme...

Par Molette
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Mardi 25 septembre 2007

Depuis 48 h, je me suis éperdument engagée dans une course de fond en altitude, visant à arriver vivante et saine d'esprit en haut d'une montagne. 

Et une putain de montagne, qui pourrait aisément damer le pion à l'Everest si on lui laissait un peu de temps pour finir sa croissance. 

Cette montagne, c'est mon linge sale. Plus exactement, mon linge sale, mélangé à celui de Pépère, Fifille et Junior. 

Et force est de constater que plus c'est petit, plus ça salit. 

En même temps, c'est bien fait pour ma gueule, ça fait 2 week ends que je fuis le coin noir et isolé dans un coin du garage que nous appelons pompeusement buanderie, composé d'un lave linge, un sèche linge et un fatras infâme de bouteilles de lessives plus ou moins vides et toujours dégoulinantes, de tubes de concentré d'adoucissants à rediluer, ce que je fais en créant invariablement d'autres dégoulinures sur d'autres bouteilles. 

Bref, je fuis la buanderie et je vais me faire marcher sur les pieds par Perle, c'est bien plus rigolo. 

Mais un jour, Pépère n'a plus de chaussettes, Fifille, plus de culottes et Junior, plus de pantalons. Et moi, ben j'en suis à mettre mes robes de grossesses pour aller bosser. 

Prise de conscience: dis donc ça fait longtemps que j'ai pas fait de lessive!...

Et là, la réalité me rattrape en deux temps tyrois mouvements: Au secours Pépère, y a une montagne de linge sale qui a poussé insidieusement dans le placard!!!!
Et quand je dis montagne, c'est pas un effet de manche, c'est pas pour la frime ou une licence poétique pour saisir le lecteur et enfoncer le clou, non non non. 

Une montagne.  

Sisi. 
La preuve: je mesure 1.72m , pieds nus sans talons ni rien. 
Eh ben, une fois que tout a été descendu au garage et empilé rageusement devant la machine, eh ben le tas était aussi haut que moi...
bref, n'ayant qu'une pauvre machine qui peut avaler environ 5 kg de linge, en bourrant bien bien les intesrtices avec les culottes de Fifille et les chausettes de Pépère, j'ai perdu le compte du nombre de lessive vers 7 - 8. 
Et pis après faut tout sortir, sécher, plier , dispatcher en 4 tas en fonction du propriétaire légal dudit tas et ranger. 
J'omets très sciemment d'évoquer le repassage, tout simplement parce que je ne repasse plus. Non, en fait je ne repasse pas, je n'ai jamais repassé, donc je ne peux pas dire que je ne repasse plus, en fait c'est pas. 

Tout ça c'est le quotidien de tout le monde, je sais et encore, j'en ai que deux des enfants, t'imagines avec 4, 5 , 6????
Mais tout ça me prend à la gorge quand je tombe sur des épreuves telles. quand je ne me laisse pas aller, et que j'arrive à suivre la production familiale classique, tout roule (surtout quand on ne repasse pas!!) mais là, hop 2 semaines d'inattention et on se fait bouffer. 

C'est ça en fait, le linge sale est effectivement sale, c'est une sale race qui attend nos faux pas pour s'installer, et se reproduire à grande vitesse afin de devenir maître du territoire, et demain, le Monde hin hin hin!!!!

Et en plus, il s'arrange pour envoyer les chaussettes en espion aux quatre coins de la maison, et comme ça, à la fin du cycle, quand on en est à plier, jamais on n'arrive à remettre la main sur les 2 chaussettes jumelles composant logiquement une paire (d'où le terme paire de chausettes) et on se retrouve avec des chausetttes orphelines, j'en suis à une dizaine, environ, que j'expose sur le canapé de notre chambre, dans la désepérance de retrouver leur petite soeurette égarée, livrée à l'ennemi par la montagne reine du Mal.
 
Sinon, on n'a toujours pas retrouvé la chienne qui s'est sauvée. Là on commence quand même à s'inquiéter beaucoup. 

Merci d'ailleurs à ceux qui ont témoigné de leur propres bourdes concernant ce genre d'incidents, ça n'arrange rien, mais on se sent poins seuls....

Par Molette - Publié dans : couché tard
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Samedi 22 septembre 2007

Il y a bien longtemps que mes fins doigts d'albâtre n'avaient effleuré gracieusement ce clavier dont les scintillantes touches noires rappellent un visage adolescent pas très soigné.
Et bien sûr, pendant tout ce temps, il s'est passé tout plein de choses. 

A la maison, déjà. 
Fifille a fait sa rentrée, en moyenne section. La classe. Maintenant, elle a son bureau à elle, et le droit de retourner jouer dans la cour après avoir posé son cartable en arrivant, alors que les petits, les instits les séquestrent honteusement dans la classe dès leur arrivée, et ne les libèrent qu'au tintement éraillé de la cloche pour la récré. 

Du coup, elle a pris toute seulle comme une grande le droit de leur dire: "et ouais, vous vous êtes des petits et vous avez pas le droit de sortir alors que moi, je peux aller jouer dehors, et toc!". La classe. De toute façon, elle fera moins la maline en novembre quand il pleuvra et qu'il fera encore nuit à 8h30. Et toc!

Junior, ras, les dents poussent de plus en plus silencieusement, ça nous fait des vacances, c'est bien. 

Pépère a fini un boulot qu'il va rendre à ses chefs, c'est bien aussi, il va pouvoir passer à autre chose. 

Perle aussi a fait sa rentrée, elle est en débourrage chez un professionnel, mais elle, elle a pas du tout aimé. Ca a été une tuerie la première semaine, avec des tentatives d'évasion, des tentatives de pendaison à sa longe etc... Je crois que le cocktail Valium-Tranxène a bien marché, elle est plus calme maintenant....

Et le boulot, me direz-vous et vous avez raison car j'ai dit on commence par la maison, mais là ça y est on fait le tour, donc le boulot. 
Deux faits marquants au boulot ces derniers temps. une engueulade et une grosse bourde, mais pour une fois, j'y suis pour rien. 
 
A la clinique on a une mère-chat, une dame un peu âgée qui nourrit les chats errants, quoi, qui est très chiante. Y'en a plein qui sont très sympa, mais celle-là elle est chiante. Elle s'est déjà brouillée avec 2 de mes associés. T'as qu'à voir, c'est pas tout de ma faute, ce qui va se passer. 
L'autre coup elle nous amène une minette sauvage pour une stérilisation, financée par la SPA. Dans ces cas là, la SPA nous demande non seulement la stérilisation, mais aussi de tatouer le chat et de lui faire une encoche à l'oreille pour qu'on puisse voir de loin que ce chat a été stérilisé. Moi, j'y peux rien, je dirige pas la SPA d'abord. 
Et v'la ty pas qu'en posant la minette, elle me dit qu'elle ne veut pas l'encoche...Ah mais ça madame, je crois que ça va pas être possibleu, non, pas être possibleu. Si c'est une ovario SPA, y'a tatouage et encoche. Point. 
La dame se met à tempêter, à suer à grosse gouttes, à essayer de me supplier, de m'acheter, limite, elle court voir l'assistante pour lui demander son secours, et finalement, après quand même 20 min de palabres très chiants et inutiles surtout quand ça se passe entre 19h30 et 19h50; elle accepte de laisser la minette et de s'en aller. 
Il faut préciser qu'elle nous amène environ 2 chats par mois, et qu'ils subissent tous la même procédure.... Va savoir pourquoi elle s'énerve maintenant...

Berf, le lendamin, ovario, tatouage et encoche. Peut etre inconsciemment j'ai un peu forcé sur l'encoche, mais vraiment un peu. Y'avait rien de catastrophique. 
Et j'te l'donne en mille émile, 2 semaines plus tard, je reçois une lettre d'injures comme quoi j'ai fait un massacre à la tronçonneuse avec mes gros doigts et patati et patata, l'autre folle, elle a même dessiné les encoches réglementaires sur son courrier. 
Y'a des gens j'te jure...

Du coup, avec cette lettre (que j'ai rageusement jetée et du coup Pépère m'a engueulée comme du poisson pourri en me disant qu'il fallait toujours toujours garder ce genre de trucs) et notre code de déontologie, on a décidé que cela créait un antécédent d'injures, et donc maintenant, hop, non merci madame, allez voir ailleurs. 

Nonmého, on va pas se faire chier avec des troufignons pareils 
toute notre vie, disdonc!!!

Pour ce qui est de la bourde: un jour, vers 13h alors qu'on finissait une chir urgente arrivée en fin de matinée, l'ASV nous prévient qu'un chien victime d'un AVP arriverait dans 15 min: bon ok, pas le temps de déjeuner, fait chier. 
La chienne arrive, et effectivement, elle saigne de la bouche et d'une patte. On fait les radios rien de cassé, pas grave. Au passage, on demande à la dame comment c'est arrivé. Et tout bêtement, la chienne s'est enfuie pendant une promenade, et s'est fait taper pr une voiture. 
On décide de garder la chienne en observation l'après midi, parce que nous on se méfie de ces chien qui arrivent en pleine forme, et qui te décompensent une merde respiratoire 2 h plus tard et après ça la fout mal. 
Et dans l'aprèm, pas de problème la chienne va effectivement bien. 
Tellement bien, que l'interne de jour (c'est un très joli mot pour désigner l'esclave qui s'occupe du chenil le jour en fait) décide de la sortir dans la cour de la clinique pour faire son petit pipi (c'est la chienne, pas l'interne qui va faire pipi). 
Sauf que là, récidivant de façon éhontée sous les yeux effarés de l'interne, la chienne s'est barrée de la clinique. Sarko a raison, y'a rien de pire que les récidivistes...

Et du coup, la chienne galope dans la ville (il est 18h, t'imagines le traffic) l'interne galope derrière la chienne et une ASV galope derrière les 2 autres pour essayer de donner un coup de main. 
30 min plus tard, les deux dernières reviennent sans la première. 
La tuile. 
Le soir, après la fin des consult, on est partis à 2 voitures silloner le pays, les départementales, la nationale et les cours d'usine. Mais rien que dalle. C'est Houdini ce chien. 
Ca ne fait que (!!!) 36h qu'elle est partie, on perd pas espoir, mais des boulettes comme ça, je ne vous en souhaite pas, ça fait cauchemarder un tout petit peu quand même...

Par Molette
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Mardi 4 septembre 2007

Il y a une semaine, après avoir patienté gentiment environ 26 ans, je me suis décidée et j'ai acheté une jument. 
Putain, 26 ans, c'est long. 
Au début, j'avais le temps pour un cheval, quand j'étais collégienne, lycéenne, mais pas les sous. 
Ensuite, en prépa, jen'ai plus eu ni l'un ni l'autre. 
a l'Ecole, de nouveau j'ai eu du temps, mais toujours pas d'argent. 

Après j'ai commencé à bosser, j'ai eu des enfants, et donc, j'avais les sous, mais plus le temps. 

Et là, merde à la fin, le temps, ben je vais le prendre!!!!


Perle-jpeg.JPG

Donc, voilà, je vous présente ma jument, la plus belle, la plus gentille et la plus intelligente: 
Perle d'Horizon. 

Et comme vous le voyez, elle est pas du genre léger....

Par Molette
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Samedi 11 août 2007

Alors voilà, c'est parti, tout à l'heure, à 12h01, je fermerai le cabinet, et hop-là, je m'élancerai gracieusement sur les routes avec des millions d'autres vacanciers stressés et aggressifs pour rejoindre mes enfants à moi que j'ai, Fifille et Junior qui ont été adorables chez Mamie et Dadou, mais maintenant ça va bien, je les récupère parce que et de une ils me manquent et de deux je crois que ma mère est au bord de l'épuisement. 

Donc, voilà encore un petit voyage sympathique en prévision. 
En temps normal 2 h15 de route. Je pencherais plutôt pour 3h, 3h30, aujourd'hui.
Bison Futé en tout cas, il avait l'air tout emmerdé, ce matin, et il arrivait même plus à compter le nombre de km de bouchons tellement ça augmentait vite....

Mais c'est pas grave, moi je survolerais tout ça sourire aux lèvres, élégante comme une oie sauvage en migration. Rien à foutre de tout ça, chaque tour de roue, même au ralenti, chaque tour de roue me rapprochera de mes petits oisillons sauvages...

Et c'est tout. 


Sinon, la reprise boulot s'est bien passé: la semaine dernière j'ai euthanasié environ 3 animaux par jour. C'est génial, et pas du tout déprimant pour un come back post vacances. 
Nonmého, les gars, vous me les avez tous gardé depuis 2 semaines, les animaux en fin de vie, là, ou quoi???
Et cette semaine, ça a plutôt été du genre, j'ai 5 chats et 3 chiens, je suis SDF, les chats ont le coryza, la vieille chienne, des pertes purulentes et mon chiot vient de se faire rouler dessus, qu'est-ce que vous pouvez faire pour moi? 

Bon, ben on se débrouille et on fait. Avec un coup de pouce de la SPA en plus, c'est toujours appréciable. 

Mais bon, tous ces gens ont été adorables, alors évidemment, même si les situations sont difficiles, ben, ça parait moins dur et moins déprimant quand les gens sont sympa.  

Et de revenir de 3 semaines de vacances, comme ça, de retrouver toutes les ASV, les associés et tout, eh ben au final, ça fait plaisir. Même si je leur râle dessus toute l'année, je suis bien obligée de constater qu'insidieusement, ils ont tous pris une place importante dans ma vie. Je ne dirais pas une seconde famille, parce que quand même faut pas pousser, mais j'ai une vraie tendresse pour tous ces gens, de qui je connais les qualités autant que les défauts et qui me connaissent tout aussi bien et me supportent comme ça. 

La cohabitation de fait, avec ces gens tous différents , au fil des années (eh oui, presque 6 ans maintenant) fait naître une relation très particulière. 
Avant, j'avais des amis, que j'avais choisi, et les gens qui m'étaient indifférents au premier abord, voire que je n'aimais pas du tout, eh ben rapidement, je ne les voyais plus du tout. 

Et là, la relation de travail avec toutes ces personnes inconnues au départ, et ne correspondant pas forcément à un certain type de profil qui me plait d'emblée a progressivement amené une relation de connivence, de confiance, d'échange plus ou moins perso (des fois très perso avec les ASV) que je n'attendais pas au départ. 

C'est sûrement un phénomène courant et banal, mais pour moi, vu que c'est ma première expérience de travail aussi longue au même endroit, eh ben, là d'un coup, ça m'a frappé, cette histoire de découvrir aussi progressivement quelqu'un, et de petit à petit l'apprécier et un jour, se rendre compte que cette personne compte vraiment, en fait, mais qu'on ne l'a pas vu venir. 
Mais tout cela reste dans le cadre du travail, je ne l'oublie pas, et je mets aussi des limites dans ces relations, sinon, après ce serait trop le bazar et après on arrive plus à bosser comme il faut et c'est nul....

Sur ce, je vais bosser un peu, parce que à 12h01, allez hop, voiture autoroute embouteillages et tout le tralala!

Par Molette
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Jeudi 9 août 2007

Comme le prouve bien le fait même que je tapote avec un enthousiame discret le noir clavier info de cet ordinateur qui normalement devrait plutôt me servir à gérer les fiches des animaux en cours de soins, les vacances, c'est fini...

Enfin pour Pépère et moi. 
Parce que les deux rejetons, pour eux les vacances, ça continue. Ils sont restés chez Mamie et Dadou (alias Aigle au Sommeil Léger, pour ceux à qui ça pourrait dire quelquechose, mais alors là chapeau, parce que c'est hyper perso comme blague...).

Et d'ailleurs, le ciel trouve aussi que c'est trop injuste que les vacances ça dure plus longtemps pour certains, et du coup, y pleut. Et toc.

C'étaient des bonnes vacances. C'est ça qui compte. 

Pendant la première semaine, on était chez Beautiful mother, dans la profonde campagne mayennoise, tellement profonde et boueuse que si tu marches dans une mare trop profonde, t'as plus qu'à aller chercher ta botte chez les Maoris. 

Bref, la Mayenne. Là, comme c'était quand même un peu l'été, après 3 jours de pluie pendant lesquels toute ma petite famille et moi- même avons hiberné dur, au grand dam de Beautiful mother, déspérée de ne nous voir vivants que 2 à 3 h par jour, donc après 3 jours de pluie dis-donc vlà ty pas que c'est le soleil qui a pris le relai!

Comment on s'est speedés de gonfler la piscine des enfants, d'y jeter des casseroles d'eau bouillante pour réchauffer tout ça, d'enduire les tendres bambins d'écran total indice au moins 60 et de les jeter à l'eau, en regardant le ciel de peur d'y revoir un cumulonimbus du genre aggressif, de ceux qui te verse des trombes d'eau sur la tête pendant 3 jours. 

C'était sans compter sur Junior, qui, au bout de 10 minutes, l'eau quand même froide, malgré les casseroles d'eau bouillante, ayant fait son oeuvre laxative, nous a pourri la piscine. 
Pas de commentaires. 
Tout le monde sort de l'eau, la baignade c'est fini.

Après la Mayenne, la Haute Savoie chez mes parents. Oui je sais c'est mal fichu, cette famille, y'en a dans tous les coins. 

Montagne, Lac, marche, baignade. Farniente. Intendance, surtout en fait. 
avec une moyenne de 15 résidents dans cette maison, sans compter les 3 chiens, on a surtout fait de l'intendance. 
Les courses, la boufffe, la vaisselle, les courses, la bouffe, la vaisselle......

Mais moi, j'adore, les grandes maisonnées, quand y'a tout plein du monde qui discute de partout, des gamins qui jouent à gauche à droite. On se croirait dans un film de Pascal Thomas, ça fait chaud au coeur.

Pantoufle a profité du fait qu'on était tous là pour fêter son union Pacsienne avec Nymphette (ou alors on était tous là pour fêter ça, en fait). Et La Gitane nous a annoncé que la date de son divorce était fixée au 20 septembre. 
Chouchou, lui, pas d'actu, qu'il dit. Pépère et moi non plus, d'ailleurs.

La vie, la grande roue de la vie, quoi.

Et pis voilà, après il a fallu réussir à dire au revoir, prendre les clés de la voiture, monter dedans, sortir sur la route et s'en aller sans rentrer dans aucun bas-coté ni aucun poteau EDF (ils aiment pas ça du tout, EDF. Les poteaux non plus d'ailleurs), ce qui est très difficile quand on la vue brouillée de larmes de culpabilité parce qu'on rentre sans les enfants, et que ça fait très bizarre, et en plus, les lentilles, ça tient pas sur les yeux qui pleurent, alors ça augmente les risques d'accidents. 

Et voilà, Pépère et moi en tête à tête à la maison. On a rentabilisé à mort. Le week end dernier, entre les coups de sonnette entêtants et incessants de mon portable de garde, et mes déplacements inhérents à ces mêmes coups de sonnette, on réussi à élager l'arbre qui nous pourrit notre terrasse, virer toutes les mousses du toit, nettoyer les gouttières, courir dans les boutiques pour racheter des ustensiles de cuisine qui soient beaux, installer la cuisine qu'est toute nouvelle, balayer la terrasse après avoir fait tomber les branches de l'arbre casse couilles, tailler la vigne vierge et les rosiers. En gros, c'est ce qu'on fait en un an, un an et demi en temps normal. 

Et hier, on savait pas ce qu'on allait manger, eh ben du coup, on est partis au resto, comme ça didonc, sans avoir rien prévu, ni baby sitter, ni réservation. 
Autant de liberté effraie presque. Faudrait qu'ils reviennent vite, les enfants, parce que là, on va s'y faire, à notre nouvelle vie...
Ouais.
En vrai, ils me manquent, mais j'ai pas le droit de la dire, ça fait pas classe....C'est mieux de dire qu'on en profite super et que tout va bien.

Allez, courage, dans 2 dodos, je vais les chercher, mes pamplemousses.

Par Molette
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Vendredi 29 juin 2007

Lessivée, crevée, fatiguée, vidée, essorée, epuisée..
Tout ça quoi. 
Là, j'en suis à un point où je m'interdit de me pencher trop en avant sur la table de consultation pour examiner un chien, de peur de m'endormir avant d'avoir pu me relever.....

Tout ça est le fruit du mois de mai catstrophique que nous avons passé, et des week ends mouvementés du mois de juin. 
Entre le week end du mariage de Yoyo, le week end de la fête de l'école de Fifille et les week end de garde, j'arrive pas à caser de sieste, moi!!!

En plus cette semaine, y'avait les 4 ans de fifille: bon anniversaire!!! Et j'ai voulu faire la maman au taquet, et on a organisé un anniversaire avec des copains. 

Du coup, mercredi, jour de sieste par excellence, plutôt, j'ai couru partout avec 6 gamins de 4 à 6 ans....
J'avais prévu mon coup, et engrangé tout pleins des trucs qu'ils aiment les gamins: du maquillage, des bonbons, des ballons pour faire des tas d'animaux fous et tout et tout...

Le maquillage ça c'est bien passé, surtout que la première petite fille, elle a voulu être un tigre: facile, le nez en noir, 3 moustaches de chaque côté et vas-y fait graou pour voir, nickel on s'y croirait, en Inde. C'est où l'Inde, mais non t'as pas besoin de savoir. 
Et du coup 3 autres ont voulu être en tigre aussi. Trop facile. Fifille, elle a opté pour la princesse. Là, la princesse moi je ne sais pas faire, alors du coup, j'ai fait un maquillage de pouffiasse, y'a pas d'autre mot, quand on met du rouge sur la bouche et du bleu sur les yeux et du rose sur les joues, ça fait pas princesse, ça fait pouffe. Ou voiture volée, pour être polie. 
Et la dernière , papillon, elle a voulu. Bon, facile aussi, après tout je suis véto, je sais comment c'est un papillon. 

Une fois tout ce petit monde travesti, ils ont passé 10 minutes devant la glace à s'admirer, c'est bien ça , ça fait passer le temps sans rien faire. 
Et puis on a décidé de faire des animaux rigolos avec des ballons. 

Déjà, faut les gonfler. Ca va mieux une fois qu'on a trouvé la petite pompe cachée au fond du sachet, parce qu'à la bouche, ça marche pas, ce genre de ballon. Si, remarque ça fait rire les mômes. Pliés en 2, les gamins devant mes efforts pulmonaires inefficaces à autre chose qu'à envoyer des postillons dans toutes les directions. 
Une fois gonflé, il faut savoir que le ballon a une fâcheuse tendance à éclater quand on le tortillone dans tous les sens dans un vain espoir d'arriver à faire comme dans le livre, ce qui a comme effet secondaire immédiat de faire pleurer les petits enfants qui ont eu peur, et d'une, et de deux, qui sont super déçus de na pas voir naître le perroquet ou la souris ambitionnée. 

Au bout de 3 ou 4 ballons, éclair de génie: Et si je vous faisait des grandes saucisses, et vous pourrez faire la bagarre???!!
Oui unanime. 
La grande saucisse, ça je sais faire, il suffit de gonfler le ballon et de faire un noeud au bout. Après 6 saucisses, tout le monde se met sur la gueule en hurlant, et plus personne ne s'occupe de moi. 
Vite, une clope en douce.

Puis machinalement, anticipant l'explosion d'un énième balon, j'en regonflai un autre. Erreur. Lassé de s'en prendre les uns aux autres, les vlatipa qu'ils me sautent dessus, les affreux. 
Bagarre générale. 
J'ai perdu. 
Bon, après: le gâteau, les cadeaux et hop là , les mamans sont revenues chercher leur poussins, dis donc. 
J'ai survécu! Et même on a bien rigolé.
Par contre, comme thérapie anti fatigue, je connais mieux (une bonne sieste, par exemple). 

Enfin, voilà. 
Plus que samedi matin et une semaine, et les vacances dérouleront leur doux tapis de feignasserie et de glandouille sous mes petits petons las. 
Plus qu'un week end (de garde) et la cuisine à vider intégralement et à démonter avant travaux, une semaine de boulot et ça roule, on est partis... 

sisi, ça va bien se passer...

Par Molette
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Mardi 5 juin 2007

Eh ben voilà, je suis exorcisée!!
Nan, pas excisée, ça y'a pas moyen...

Après des journées entières de déprime, de doute et de remords, j'ai trouvé le moyen de passer outre et de retrouver confiance en soi et joie au boulot. 
Tout simple. 
Fastoche, même. 
Je sais même pas pourquoi je n'y ai pas pensé avant. 

Il suffisait simplement de passer tout le dimanche après midi en chirurgie....

Mais oui, tu sais, le dimanche aprèm, là où les enfants font la sieste et où du coup t'es tranquille avec tes parents qui sont en visite dans la région... Mais, si tu vois pas?, la seule demi-journée où il a fait beau depuis 2 semaines...Tu t'imagines bêtement faire une vague sieste dans le hamac, en explosant tes records au jeu du Dr Kawashima et en fumant des cigarettes pendant que tes rejetons ne te voient pas, ce qui soulage considérablement ta conscience, eh ben non, tiens! ça se passe pas comme ça chez Mac Véto... Plutôt, tu couches tes enfants, parce que eux, oui, la sieste leur est un droit inaliénable, et ta sieste à toi, tu l'aliénies (euh... Robert? Petit Robert? comment ça se dit, ça????) et tu prends ta voiture pour une chirurgie qui déjà te fait se dresser les poils (rares, brillants ,très doux et très blonds) sur les bras (souples, musclés et presque bronzés. C'est juste pour donner un côté plus réel à la scène, hein, c'est tout, j'aime pas autrement dévoiler mes atouts, comme ça, les jeter à la face du monde, quoi...). 

Bref, déjà une chir qui s'annonce hasardeuse: mammectomie sur mammite infectieuse, ça part mal. 
Et d'ailleurs, ça se passe mal. Enfin, ça se passe quoi. Le pire, ça n'a pas été les torrents de sang, de lait et de pus dégoulinants ensembles sur mes champs stériles et immaculés quoique verts, dès le premier coup de bistouri, ça n'a pas non plus été quand je n'avais même plus de clamps stériles tellement il y avait de vaisseaux qui saignaient partout dans tous les sens. En fait le pire, ça a été quand je me suis rendu compte que ça fermait pas. 
Non, pas du tout. Il restait 5 cm entre les deux bords de la plaie, et ça fermait pas. 
Et comme un chien c'est pas une saucisse, quand ça ferme pas, tu peux pas piquer un coup et ça dégonfle. 

Bon je vous rassure, au final, on a tiré, décollé, poussé et fermé, mais la pauvre chienn, elle est plutôt à l'étroit dans son costume. J'oserai même dire que je la trouve mal dans sa peau....

Voilà, 2 h et demi de chir. 
Et tu crois que bon, allez ça va je rentre, je serai à la maison pour le bain et le dîner des enfants, perles de ma vie, chair de ma chair, soleils au milieu des nuages. 
Eh ben non, tu croyais quoi, toi? Là on enchaîne avec une bonne vieille torsion d'estomac sur un Léonberg de 70 kg, normal, quoi.
il est 18h, j'appelle mes parents et je leur dit de vivre leur vie  (et celle de mes enfants) sans moi. 
N'empêche: 1 ère torsion en solo complet. Succès thérapeutique indéniable. 
Contente!!
Et donc, comme je disais au début, hop-là on retombe sur nos pattes t'as vu ça un peu la dextérité, un vrai chat didonc, donc, confiance retrouvée, satisfaction du devoir de sauvage de vie, voilà quoi. 
J'ai la recette maintenant!

ça va mieux, en fait, pfiou, y'a eu comme un passage à vide le mois dernier, mais on tient le bon bout, et en plus, plus que 1 mois et 3 jours avant les vacances...

Faut quand même pas pousser, le boulot c'est bien, on se dépasse, on fait des trucs dingues et tout, mais 3 semaines de vacances... A moi le hamac et le Dr Kawashima, je te raconte pas comment il va morfler grave....

Par Molette
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