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Mardi 25 septembre 2007

Depuis 48 h, je me suis éperdument engagée dans une course de fond en altitude, visant à arriver vivante et saine d'esprit en haut d'une montagne. 

Et une putain de montagne, qui pourrait aisément damer le pion à l'Everest si on lui laissait un peu de temps pour finir sa croissance. 

Cette montagne, c'est mon linge sale. Plus exactement, mon linge sale, mélangé à celui de Pépère, Fifille et Junior. 

Et force est de constater que plus c'est petit, plus ça salit. 

En même temps, c'est bien fait pour ma gueule, ça fait 2 week ends que je fuis le coin noir et isolé dans un coin du garage que nous appelons pompeusement buanderie, composé d'un lave linge, un sèche linge et un fatras infâme de bouteilles de lessives plus ou moins vides et toujours dégoulinantes, de tubes de concentré d'adoucissants à rediluer, ce que je fais en créant invariablement d'autres dégoulinures sur d'autres bouteilles. 

Bref, je fuis la buanderie et je vais me faire marcher sur les pieds par Perle, c'est bien plus rigolo. 

Mais un jour, Pépère n'a plus de chaussettes, Fifille, plus de culottes et Junior, plus de pantalons. Et moi, ben j'en suis à mettre mes robes de grossesses pour aller bosser. 

Prise de conscience: dis donc ça fait longtemps que j'ai pas fait de lessive!...

Et là, la réalité me rattrape en deux temps tyrois mouvements: Au secours Pépère, y a une montagne de linge sale qui a poussé insidieusement dans le placard!!!!
Et quand je dis montagne, c'est pas un effet de manche, c'est pas pour la frime ou une licence poétique pour saisir le lecteur et enfoncer le clou, non non non. 

Une montagne.  

Sisi. 
La preuve: je mesure 1.72m , pieds nus sans talons ni rien. 
Eh ben, une fois que tout a été descendu au garage et empilé rageusement devant la machine, eh ben le tas était aussi haut que moi...
bref, n'ayant qu'une pauvre machine qui peut avaler environ 5 kg de linge, en bourrant bien bien les intesrtices avec les culottes de Fifille et les chausettes de Pépère, j'ai perdu le compte du nombre de lessive vers 7 - 8. 
Et pis après faut tout sortir, sécher, plier , dispatcher en 4 tas en fonction du propriétaire légal dudit tas et ranger. 
J'omets très sciemment d'évoquer le repassage, tout simplement parce que je ne repasse plus. Non, en fait je ne repasse pas, je n'ai jamais repassé, donc je ne peux pas dire que je ne repasse plus, en fait c'est pas. 

Tout ça c'est le quotidien de tout le monde, je sais et encore, j'en ai que deux des enfants, t'imagines avec 4, 5 , 6????
Mais tout ça me prend à la gorge quand je tombe sur des épreuves telles. quand je ne me laisse pas aller, et que j'arrive à suivre la production familiale classique, tout roule (surtout quand on ne repasse pas!!) mais là, hop 2 semaines d'inattention et on se fait bouffer. 

C'est ça en fait, le linge sale est effectivement sale, c'est une sale race qui attend nos faux pas pour s'installer, et se reproduire à grande vitesse afin de devenir maître du territoire, et demain, le Monde hin hin hin!!!!

Et en plus, il s'arrange pour envoyer les chaussettes en espion aux quatre coins de la maison, et comme ça, à la fin du cycle, quand on en est à plier, jamais on n'arrive à remettre la main sur les 2 chaussettes jumelles composant logiquement une paire (d'où le terme paire de chausettes) et on se retrouve avec des chausetttes orphelines, j'en suis à une dizaine, environ, que j'expose sur le canapé de notre chambre, dans la désepérance de retrouver leur petite soeurette égarée, livrée à l'ennemi par la montagne reine du Mal.
 
Sinon, on n'a toujours pas retrouvé la chienne qui s'est sauvée. Là on commence quand même à s'inquiéter beaucoup. 

Merci d'ailleurs à ceux qui ont témoigné de leur propres bourdes concernant ce genre d'incidents, ça n'arrange rien, mais on se sent poins seuls....

par Molette publié dans : couché tard
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Mardi 17 avril 2007

Compte rendu du FAAAAMEUX week end filles:

1. La veille du départ, le soir, je commence à avoir mal au dos et au cou, puis de la fièvre et je passe la pire nuit de ma vie, à plus de 40°C je suis sûre. . Pépère a passé son temps à me demander si j'allais pas mourir et si j'étais sûre qu'il ne fallait m'emmener aux urgences.

2. Matin du départ: je suis fracassée comme rarement, mais j'ai laissé une chir en suspens la veille au soir, et là, ya pas moyen, il faut que j'aille faire ça à la clinique. Pire chir de ma vie, à 10h je rentre chez moi et je m'effondre. Je dors 3 h.

3.14h : Patho anonyme et Fenouil arrivent, allez, on y va. J'en suis à mon 10 ème Doliprane et mon 7 ème Aspégic depuis hier soir, tout va bien.

4. Patho anonyme et Fenouil sont elles aussi fracassées pour des raisons diverses, alors on conduit et on dort à tour de rôle.

5. Arrivées là bas on est rejointes par la Touffe qui a une angine. tout le monde est couché à 01h00 du matin.

6. Samedi midi, arrivée de Tout va super Bien, qui vient de découvrir qu'elle est intolérante au Gluten, et ne peut plus rien manger....Je continue à gober désespérément des anti pyrétiques.

7. Samedi soir, la fièvre tombe, on trouve un resto qui sert des entrecotes frites pour Tout va super Bien et la touffe prend une infusion verveine à la place du dessert. On veillit, quoi...

8. Dimanche matin, super pêche, plus de fièvre. Les intestins en revanche manifestent bruyament, liquidement et fréquemment leur haine pour les tonnes d'anti inflammatoires qu'il sont dû se coltiner tout le week end...Génial, à la  piscine c'est super confortable...

9. Soleil, apéro sur la terrasse, bla bla de filles entre elles etc etc. Au final, on a toutes passé un bon moment. Petite pensée pour Pilus absente pour cause de déménagement.... L'année prochaine, à y arrivera, à être toutes les 6, promis....

 

par Molette publié dans : couché tard
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Mardi 17 avril 2007

J'ai, au cours de ces deux ans et quelques, beaucoup, beaucoup, oui, beaucoup, je sais, parlé de ma famille.

C'est-à-dire de ma famille à moi, que j'ai fondé comme on dit et que ça pète bien quand on le dit, que j'ai fondé donc avec Pépère.

En même temps, faut comprendre, vu qu'ici je raconte ma vie et que cette famille, ben elle prend beaucoup de temps dans ma vie...

Mais d'un coup d'un seul, je me rend compte de l'injustice profonde que cela implique. Jamais je n'ai évoqué ma famille à moi, celle d'où je viens, d'où je suis issue, qui m'a créée et grâce à laquelle je suis aujourd'hui qui je suis. Et n'allez pas croire qu'il faut forcément remercier ladite famille pour ça, mais bon, faut voir les choses en face, ça aurait pu être encore pire....

Donc, ma famille. Sans vouloir remonter trop loin, il faut juste que je précise que mon grand-père maternel était le Père Noël. Pour de vrai, vrai de vrai. En tout cas je l'ai cru mais vraiment cru pendant bien longtemps (au moins jusqu'à mes 10 ans. Je ne croyais plus au Père Noêl depuis longtemps, mais quand même je croyais que c'était mon grand-père. Cherchez pas la logique, à priori y'en a pas.). En fait mon grand père eh ben il avait une usine de jouets, dans le Jura. Et donc nous , tous mes cousins cousines frères soeurs et moi, on était les rois du monde, avec ce grand père magique, qui revenait du boulot avec des jouets de plage, des jouets en bois des cerfs volants et tout ça plein son coffre de voiture.

Trop la classe. On était ses cobayes persos et gratuits, il nous demandait quels dessins animés on aimait pour avoir les dernières tendances enfantines avant d'acheter les licences etc...la classe, quoi.

Bon, mon autre grand père, moins la classe, il fabriquait des lunettes, dans le Jura aussi (et devinez où ce sont rencontrés mes parents...). Mais à 14 ans, la malédiction familiale et néanmoins honteuse surtout à 14 ans me rattrapa: hop là je suis myope et tout le monde va se foutre de moi et m'appeler quatzyeux ou la taupe. Oui, mais moi mes lunettes que j'ai, c'est mon grand père qui les fabrique, et toc! Nan, en fait même comme ça, les lunettes c'était la honte. Et 2 ans plus tard, tu rajoutes les bagues dentaires, t'as la totale et en plus je suis à court de grand père, j'en ai pas qui fait orthodentiste....

Le père Noël et sa femmme ont eu 7 enfants dont ma mère. Et le père Lunette et sa femme, 5, dont mon père.

Et mes parents ont eu 4 enfants dont moi.

Et moi, j'ai deux enfants, ce qui permet de constater  le déclin démographique incroyable de la France au travers de mon arbre généalogique. Ou les progrès incroyables en matière de contraception féminine. Comme disait Maïtena Biraben "Les enfants, c'est bien, la pilule aussi...."

Bref, je suis donc pourvue de 3 frères et soeur, avec dans l'ordre d'arrivée: la Gitane, née d'ailleurs à New York celle-là, ce qui dès le départ montra bien qu'elle n'allait pas être comme tout le monde. ça c'est bien bien bien confirmé à l'adolescence cette histoire-là, d'ailleurs...

Ensuite arriva Pantoufle, qui, petit, aurait plutôt eu tendance à mériter le surnom d'Affreux en raison de sa forte tendance à aller aux urgences toutes les 2 semaines pour des blessures diverses et variées dues à des expérimentations ratées (eh oui, ta tête contre la poignée de porte, devine, c'est la porte qui gagne..) et de me torturer mentalement en suspendant ma peluche (Pingo, mon doux Pingo) aux tringles des rideaux, ce qui avait le double avantage de laisser bien en vue, mais complètement inaccessible pour moi....Bref, chez lui l'adolescence fit un bon boulot, puisqu'il répond parfaitement aujourd'hui au doux surnom de Pantoufle. En tout cas ma belle-mère ne peut s'empêcher de parler de lui sans évoquer ses pantoufles. C'est une autre histoire.... 

Bon, après c'est moi, donc. Je ne m'étendrais pas sur le sujet. Mes aînés, on ne sait pas bien pourquoi, m'avaient baptisée la Hurleuse d'Argovie. Andouilles. Plus on est grand plus on est bête, c'est bien connu.

Et le petit dernier, Chouchou. Rien à voir avec Gad Elmaleh, nous on lui chantait ça sur l'air de la pub pour les 3 Suisses, ça l'énervait c'était trop drôle.

Bon ben voilà, vu le le temps passé à faire ces présentations, j'en ai plus pour faire ce que je voulais, vous parler des années où on a grandi tous les 4, drivés par nos parents, de ces années qui m'ont forgé un solide instinct grégaire (il y a quelques mois, ma mère me demande: qu'est ce que tu garderas de la façon dont on t'a éduquée, de la vie à la maison? Eh ben c'est tout ce que j'ai réussi à lui répondre, dis donc, l'instinct grégaire. Après en y réfléchissant bien, y'a plein d'autres trucs, mais ce qui est sorti sur le coup, ben c'était ça. A posteriori, j'espère que ça ne l'a pas vexée, tiens...).

Bonbonbon, plus le temps, on remettra ça à plus tard.

par Molette publié dans : couché tard
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Mardi 27 mars 2007

Bon alors, on commence par faire le point.

Junoir a 15 mois, il articule péniblement baba ( ça c'est Pépère), meumeu (ça c'est moi, si c'est pas trop mignon....) et mamimeeeeeeeeel (ça c'est quand il chante babybel avec sa soeur).

Mais pour ce qui est de faire des conneries, là ça y va en veux tu en voilà tant que tu joues tu gagnes et quand yen a pu yen a encore....

Bref, saoûlant. Son jeu préféré consiste à vider le plus possible la poubelle de la cuisine, et après, une fois que tout est bien étalé sur le sol naguère immaculé de ma cuisine high tech (ça c'est la partie fantasmagorique, c'est crade chez moi, et la cuisine est une cuisine IKEA de 10 ans qui part en morceaux....), bref quand tout est bien étalé, eh ben là, tranquille il s'assied au milieu et décide de ce qu'il aimerait le mieux manger: un pot de yaourt, une peau de banane ou reste de purée qui colle aux poils de la chienne que j'ai jetés après avoir passé le balai (purement fantasmagorique là aussi, je passe jamais le balai...).

Voilà. Junior quoi. Mais en même temps il est super câlin,il fait des blagues tout le temps même si on comprend pas toujours. En même temps les blagues de bébé, c'est pas très élaboré et on ne comprend pas bien le sens profond, parce que on a oublié toutes nos références de bébé en grandissant. Mais c'est pas grave, ça se voir qu'il fait des blaques, alors on rigole quand même.

Et Fifille? Elle, à l'école, elle a une RESPONSABILITE. Depuis hier, c'est elle qui taille les crayons pour toute la classe. Totale classe!!! (trop forte, la blague que je viens de faire alors que j'essayais même pas de faire une blague, j'suis comme ça, l'humour à fleur de peau...). Elle est trop fière, Fifille d'avoir une responsabilité, comme les grands. En gros, Fifille elle est heureuse de vivre. Cool la vie, un rien l'amuse, elle aime les histoires, la télé, les jeux de construction, les jeux de démolition, prendre le bain, se salir, etc...

Berf, nous sommes dans une période plutôt dorée. Et dès que Junoir aura oublié ses rêves d'éboueur, ce sera le pied total!!!!

Donc, je me barre. Et ouais, ce week end, du vendredi au lundi, je me casse à Center Parcs avec mes 4 copines (5 si Pilus arrive à se démerder). Et là, je te dis pas le vin rouge, les cocktails et les maitres nageurs comment on va se la donner!!!

bye!!

par Molette publié dans : couché tard
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Samedi 3 mars 2007

Juste un petit mot pour vous envoyer écouter la chronique "Parenthèse" du 7-9 de ce matin sur France Inter.

 

La première phrase de la journaliste m'a fait sursauter dans ma voiture, ce matin... Je me suis limite retournée pour voir si elle n'était pas là, sur la banquette arrière, en train de me parler à moi. Et je pense que toutes les jeunes femmes et femmes tout court d'ailleurs sentiront la même chose.

 

Cette émission m'a beaucoup touchée, parce qu'elle exprime tout haut ce que je ressens et ce que j'ai honte de ressentir, toutes mes frustrations et mes culpabilités de mère et de femme au travail, eh ben, ces deux là, en dicsutant m'ont tout simplement expliqué que oui, c'est dur et c'est normal de trouver ça dur et d'avoir l'impression de tout rater en voulant tout réussir.

 

Berf, à vous de juger:

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneufwe/ : cliquer sur l'émission du samedi 03 mars, et à partir de 1h45min et 30 sec, c'est là le début de Parenthèse. Je vous le dit pour que vous ne vous tapiez pas toute la musique, les infos les conseils jardinage de M. Baratton qui sont avant....

par Molette publié dans : couché tard
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