J'ai, au cours de ces deux ans et quelques, beaucoup, beaucoup, oui, beaucoup, je sais, parlé de ma famille.
C'est-à-dire de ma famille à moi, que j'ai fondé comme on dit et que ça pète bien quand on le dit, que j'ai fondé donc avec Pépère.
En même temps, faut comprendre, vu qu'ici je raconte ma vie et que cette famille, ben elle prend beaucoup de temps dans ma vie...
Mais d'un coup d'un seul, je me rend compte de l'injustice profonde que cela implique. Jamais je n'ai évoqué ma famille à moi, celle d'où je viens, d'où je suis issue, qui m'a créée et grâce à laquelle je suis aujourd'hui qui je suis. Et n'allez pas croire qu'il faut forcément remercier ladite famille pour ça, mais bon, faut voir les choses en face, ça aurait pu être encore pire....
Donc, ma famille. Sans vouloir remonter trop loin, il faut juste que je précise que mon grand-père maternel était le Père Noël. Pour de vrai, vrai de vrai. En tout cas je l'ai cru mais vraiment cru pendant bien longtemps (au moins jusqu'à mes 10 ans. Je ne croyais plus au Père Noêl depuis longtemps, mais quand même je croyais que c'était mon grand-père. Cherchez pas la logique, à priori y'en a pas.). En fait mon grand père eh ben il avait une usine de jouets, dans le Jura. Et donc nous , tous mes cousins cousines frères soeurs et moi, on était les rois du monde, avec ce grand père magique, qui revenait du boulot avec des jouets de plage, des jouets en bois des cerfs volants et tout ça plein son coffre de voiture.
Trop la classe. On était ses cobayes persos et gratuits, il nous demandait quels dessins animés on aimait pour avoir les dernières tendances enfantines avant d'acheter les licences etc...la classe, quoi.
Bon, mon autre grand père, moins la classe, il fabriquait des lunettes, dans le Jura aussi (et devinez où ce sont rencontrés mes parents...). Mais à 14 ans, la malédiction familiale et néanmoins honteuse surtout à 14 ans me rattrapa: hop là je suis myope et tout le monde va se foutre de moi et m'appeler quatzyeux ou la taupe. Oui, mais moi mes lunettes que j'ai, c'est mon grand père qui les fabrique, et toc! Nan, en fait même comme ça, les lunettes c'était la honte. Et 2 ans plus tard, tu rajoutes les bagues dentaires, t'as la totale et en plus je suis à court de grand père, j'en ai pas qui fait orthodentiste....
Le père Noël et sa femmme ont eu 7 enfants dont ma mère. Et le père Lunette et sa femme, 5, dont mon père.
Et mes parents ont eu 4 enfants dont moi.
Et moi, j'ai deux enfants, ce qui permet de constater le déclin démographique incroyable de la France au travers de mon arbre généalogique. Ou les progrès incroyables en matière de contraception féminine. Comme disait Maïtena Biraben "Les enfants, c'est bien, la pilule aussi...."
Bref, je suis donc pourvue de 3 frères et soeur, avec dans l'ordre d'arrivée: la Gitane, née d'ailleurs à New York celle-là, ce qui dès le départ montra bien qu'elle n'allait pas être comme tout le monde. ça c'est bien bien bien confirmé à l'adolescence cette histoire-là, d'ailleurs...
Ensuite arriva Pantoufle, qui, petit, aurait plutôt eu tendance à mériter le surnom d'Affreux en raison de sa forte tendance à aller aux urgences toutes les 2 semaines pour des blessures diverses et variées dues à des expérimentations ratées (eh oui, ta tête contre la poignée de porte, devine, c'est la porte qui gagne..) et de me torturer mentalement en suspendant ma peluche (Pingo, mon doux Pingo) aux tringles des rideaux, ce qui avait le double avantage de laisser bien en vue, mais complètement inaccessible pour moi....Bref, chez lui l'adolescence fit un bon boulot, puisqu'il répond parfaitement aujourd'hui au doux surnom de Pantoufle. En tout cas ma belle-mère ne peut s'empêcher de parler de lui sans évoquer ses pantoufles. C'est une autre histoire....
Bon, après c'est moi, donc. Je ne m'étendrais pas sur le sujet. Mes aînés, on ne sait pas bien pourquoi, m'avaient baptisée la Hurleuse d'Argovie. Andouilles. Plus on est grand plus on est bête, c'est bien connu.
Et le petit dernier, Chouchou. Rien à voir avec Gad Elmaleh, nous on lui chantait ça sur l'air de la pub pour les 3 Suisses, ça l'énervait c'était trop drôle.
Bon ben voilà, vu le le temps passé à faire ces présentations, j'en ai plus pour faire ce que je voulais, vous parler des années où on a grandi tous les 4, drivés par nos parents, de ces années qui m'ont forgé un solide instinct grégaire (il y a quelques mois, ma mère me demande: qu'est ce que tu garderas de la façon dont on t'a éduquée, de la vie à la maison? Eh ben c'est tout ce que j'ai réussi à lui répondre, dis donc, l'instinct grégaire. Après en y réfléchissant bien, y'a plein d'autres trucs, mais ce qui est sorti sur le coup, ben c'était ça. A posteriori, j'espère que ça ne l'a pas vexée, tiens...).
Bonbonbon, plus le temps, on remettra ça à plus tard.
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