J+4 depuis l'arrêt de la cigarette...
Tout va bien, je n'ai pas encore étripé mes enfants et Pépère a encore la
tête vissée au bout du cou.
Trop facile d'arrêter de fumer en fait!
Je le refais quand je veux, tiens. Bon, ok, pour re-arrêter de fumer, il
faut reprendre, d'accord, je veux bien me sacrifier, je recommence à fumer juste pour prouver que j'arrête quand je veux...
Naaaan, j'déconne, j'ai fait le plus dur, pour rien au monde je retouche à
une clope.
Bon, en même temps, c'était ce que j'avais dit le 17 janvier 2002 (oui, le 17
janvier , c'est mon anniv' et j'aime bien m'arrêter de fumer pour mon anniv', je me dis que c'est un beau cadeau à se faire...), et pourtant, j'ai remis la main au paquet
grave...
Tout se passait bien, pourtant, la première grossesse est arrivée 9 mois
après l'arrêt de la clope, et ça a justifié le fait de ne pas replonger.
Grosse envie d'en rallumer une après la naissance, avec la fatigue des nuits
hachées, le stress du bébé hurlant, le changement total de vie. Grosse grosse tentation, mais brave fille, va, j'ai résisté.
Deuxième grossesse. Là ça se corse. Dans les premiers mois, ça me tortille
sec. Une bouffée par là, une clope par ici, je resensibilise mes récepteurs nicotinique.
Et là, bien sûr, fatalité Ô fatalité, après la naissance, seule à la maison
avec les 2 petits, y'a un moment ou jeme suis dit, là soit j'en allume une, soit je les éclate tous les 2.
Quelle crétine...
De une par jour, en un mois, je suis remontée à cinq par jour (une après
chaque têtée) et quand l'allaitement a été terminé, j'ai atteint un rythme de croisière qui tournait à 1/2 paquet par jour. Un paquet si c'est la fête, qu'il y a des gens et de
l'alcool.
Culpabilité, honte, totale non-assumage, puanteur des habits, culpabilité,
bref, ça fait 6 mois que je me conditionne pour arrêter.
J+4 ce soir!!!!!
Et j'ai tué personne.
Même, je me sens bien.
Plus besoin de chercher 5 minutes pour aller fumer dehors, je profite de la
vie de famille.
Plus de cheveux empuantis, et j'ai déjà moins la gorge qui gratouille, et je
ne stresse presque plus à l'idée d'être en plein sevrage nicotinique.
Mais attention, hein, je suis bête, soit (il faut l'être pour commencer à fumer, s'arrêter 4 ans et recommencer) mais je ne me ferai pas avoir deux fois. Ce coup-ci j'ai compris, là maintenant,
en fait c'est la partie facile. la partie moins facile, c'est tout le reste de ma vie, où le moindre trace de nicotine doit être bannie sans la moindre tolérance.
Tolérance zéro pour la nicotine, libérez les poumons, et les goudrons, allez hop, en charter, retour à l'envoyeur.
Voilà, voilà, ce sont les petites batailles qu'on remporte qui permettent de gagner la guerre. J+4, putain!!!
Trop contente!
Tellement contente que j'irais bien fumer une petite clope, tiens....
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