Retour de vacances et fin de l'histoire de Nephtis
Bon, après 3 semaines de vacances, je suis suffisamment en forme pour vous raconter la fin de l'histoire de Nephtis.
Nephtis, globalement, ça allait pas très fort.
La dame, elle faisait de son mieux, elle donnait le biberon, stimulait le petit cucul du chien, mais rien à faire, Nephtis, elle voulait pas chier normalement, comme tous les chiens qui se respectent un minimum.
Alors, régulièrement, Nephtis, elle venait faire un petit séjour à la clinique, on la débouchait et on la rendait.
Bon gré, mal gré, elle a eu un mois, la petite saleté.
Et pis là, la dame, elle a dû partir en vacances, elle était un peu affolée à l'idée de laisser la chienne à sa fille, tu sais, celle qui pleurait beaucoup le jour où Nephtis est née.
Alors, moi, bonne poire je lui ai dit qu'on allait lui garder, sa pitchoune.
Elle commençait à bien crapahuter, la gamine, c'était marrant à voir cette micro boule de poils avec des pattes minus et un gros ventre essayer de marcher.
A la clinique, ça allait plutôt bien, elle mangeait, elle faisait bien caca, tout ça tout ça. Mais régulièrement, elle se prenait des crises de colique, badidon, ça fichait la trouille de la voir se tortiller dans tous les sens en hurlant.
Pas grave, nous on a le Butorphanol, tu gueules et t'as mal, et hop, t'as plus mal et tu cries plus.
Est venu le jour où elle a commencé à manger toute seule, un mélange de boîte et de yaourt (avec du bifidus, pour faciliter le transit, comme dans la pub).
Comment j'étais fière de la voir se goinfrer comme une grande...
Et quelques jours plus tard, elle a même coulé un bronze toute seule, sans thermomètre, ni microlax ni lavement, ni rien. toute seule, genre ayé je suis un vrai chien, je contrôle mon anus toute seule.
Deux jours plus tard, on l'a retrouvée toute morte le matin, en faisant le tour du chenil.
Pas de préavis.
Nonmého j'suis pas d'accord, moi. Depuis quand on se met à mourir pile au moment où tout va bien et où les ennuis sont finis?
Depuis quand on se casse le cul pendant 5 semaines et au moment où on se dit c'est gagné eh ben non, c'est perdu.
Depuis quand les survivants des catastrophes décèdent sans prévenir 35 jours après tous les autres? Parce que là, c'est nul de survivre aussi longtemps pour rien.
Moi je suis pas d'accord.
Et triste aussi.
Triste comme ça fait longtemps que je l'avais pas été.
Aussi c'est con de s'impliquer autant.
Ah la la, ça m'a mis un coup...
J'ai même pas osé le dire aux enfants, qu'elle était morte.
Et bien sûr, il a fallu appeler la proprio qui venait tout juste de rentrer de vacances.
On a pleuré bêtement au téléphone toutes les deux. Complètement anti professionnel de ma part, ça.
Mais c'est fini, on ne m'y prendra plus, y peuvent tous crever, maintenant, rien à foutre, je m'attache plus. Même pas mal, comme ça.
Mais bon, je dis ça, et depuis 3 jours je me ronge les sangs pour une chienne que j'ai hopsitalisée et qui décline tout doucement, et je crois bien qu'elle va y passer et on peut rien faire, quand le foie y lâche, des fois y fait pas semblant.
Tant pis, je vais encore pleurer, je le sais, je suis prévenue. J'essaierai d'attendre d'être rentrée à la maison, ce coup-ci, ce sera plus discret.
Nephtis, globalement, ça allait pas très fort.
La dame, elle faisait de son mieux, elle donnait le biberon, stimulait le petit cucul du chien, mais rien à faire, Nephtis, elle voulait pas chier normalement, comme tous les chiens qui se respectent un minimum.
Alors, régulièrement, Nephtis, elle venait faire un petit séjour à la clinique, on la débouchait et on la rendait.
Bon gré, mal gré, elle a eu un mois, la petite saleté.
Et pis là, la dame, elle a dû partir en vacances, elle était un peu affolée à l'idée de laisser la chienne à sa fille, tu sais, celle qui pleurait beaucoup le jour où Nephtis est née.
Alors, moi, bonne poire je lui ai dit qu'on allait lui garder, sa pitchoune.
Elle commençait à bien crapahuter, la gamine, c'était marrant à voir cette micro boule de poils avec des pattes minus et un gros ventre essayer de marcher.
A la clinique, ça allait plutôt bien, elle mangeait, elle faisait bien caca, tout ça tout ça. Mais régulièrement, elle se prenait des crises de colique, badidon, ça fichait la trouille de la voir se tortiller dans tous les sens en hurlant.
Pas grave, nous on a le Butorphanol, tu gueules et t'as mal, et hop, t'as plus mal et tu cries plus.
Est venu le jour où elle a commencé à manger toute seule, un mélange de boîte et de yaourt (avec du bifidus, pour faciliter le transit, comme dans la pub).
Comment j'étais fière de la voir se goinfrer comme une grande...
Et quelques jours plus tard, elle a même coulé un bronze toute seule, sans thermomètre, ni microlax ni lavement, ni rien. toute seule, genre ayé je suis un vrai chien, je contrôle mon anus toute seule.
Deux jours plus tard, on l'a retrouvée toute morte le matin, en faisant le tour du chenil.
Pas de préavis.
Nonmého j'suis pas d'accord, moi. Depuis quand on se met à mourir pile au moment où tout va bien et où les ennuis sont finis?
Depuis quand on se casse le cul pendant 5 semaines et au moment où on se dit c'est gagné eh ben non, c'est perdu.
Depuis quand les survivants des catastrophes décèdent sans prévenir 35 jours après tous les autres? Parce que là, c'est nul de survivre aussi longtemps pour rien.
Moi je suis pas d'accord.
Et triste aussi.
Triste comme ça fait longtemps que je l'avais pas été.
Aussi c'est con de s'impliquer autant.
Ah la la, ça m'a mis un coup...
J'ai même pas osé le dire aux enfants, qu'elle était morte.
Et bien sûr, il a fallu appeler la proprio qui venait tout juste de rentrer de vacances.
On a pleuré bêtement au téléphone toutes les deux. Complètement anti professionnel de ma part, ça.
Mais c'est fini, on ne m'y prendra plus, y peuvent tous crever, maintenant, rien à foutre, je m'attache plus. Même pas mal, comme ça.
Mais bon, je dis ça, et depuis 3 jours je me ronge les sangs pour une chienne que j'ai hopsitalisée et qui décline tout doucement, et je crois bien qu'elle va y passer et on peut rien faire, quand le foie y lâche, des fois y fait pas semblant.
Tant pis, je vais encore pleurer, je le sais, je suis prévenue. J'essaierai d'attendre d'être rentrée à la maison, ce coup-ci, ce sera plus discret.
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